Beaucoup de contributions au débat qui a cours présentement à Québec solidaire sur la question des alliances politiques tournent autour de la dynamique possible entre les partis, dans un paysage politique qu’on estime bloqué. Mais il n’y a pas que par les fusions et les coalitions entre forces politiques existantes qu’on peut trouver une issue à la situation actuelle. La coalition de forces sociales, de mouvements de contestation, de groupes d’intérêt et de courants d’idée constitue en fait des avenues beaucoup plus prometteuses que les tractations partisanes plus ou moins claires au niveau des principes et les calculs bassement électoraux. Parmi ces possibilités, celle d’une grande alliance postcoloniale entre le mouvement indépendantiste québécois, les lutte des Premières nations pour l’autonomie, et le combat antiraciste, constitue un axe à considérer sérieusement. Et seul Québec solidaire, dans le paysage politique québécois actuel, peut servir de point de ralliement pour cette ...